Tout savoir sur la protection du bricoleur

Tout savoir sur la protection du bricoleur

Près d'un quart des accidents domestiques surviennent au cours d'une séance de bricolage ou de jardinage... Un constat inacceptable, que chacun(e) peut faire évoluer dans le bon sens d'une part en connaissant les risques auxquels le bricoleur s'expose et en choisissant l'équipement de protection individuelle (EPI) correspondant.

1 Connaître les risques

Traumatismes
Coupure, écrasement, perforation, brûlure... les traumatismes résultent.

  • D'un choc (coup de marteau...).

  • D'une chute (d'une échelle ou d'un toit...).

  • Du contact avec un outil en mouvement (foret, fraise, lame, meule...).

  • D'un impact (éclat de bois, métal ou verre projeté à grande vitesse).

  • D'une exposition au rayonnement (soudure à l'arc).

Bon à savoir : Les parties du corps à protéger en priorité sont les yeux, la tête, les mains et les pieds ainsi que la peau en général.
Lésions internes
Lésions internes
Certaines douleurs ou lésions résultent de gestes anodins et n'apparaissent pas immédiatement.

  • Une position répétée peut entrainer des douleurs à long terme (les carreleurs souffrent souvent des genoux).

  • Les machines bruyantes peuvent endommager la qualité de l'audition.

  • Les vapeurs toxiques, poussières, et les substances pulvérulentes auront un impact sur les voies respiratoires.

Les protections sont donc indispensables
  • Pour les voies respiratoires.

  • Pour les oreilles.

  • Pour les articulations (genoux, dos...).

2 Connaître les normes

Normes et indices
Normes et indices
À chaque équipement de protection individuelle correspond une ou plusieurs normes.
Elle définit le contexte d'utilisation et les limites de l'équipement en termes de performances.

Exemple : les gants de manutention homologués NF EN 388 offrent une résistance croissante à l'abrasion, aux coupures, déchirures et perforations, révélée par les indices correspondants (a, b, c, d).

3 Protection de la tête

Casques, lunettes et protections auditives
Casques, lunettes et protections auditives
  • Casques de chantier : de type "travaux publics" (NF EN 397 et 397/A1), ils résistent aux chocs, chutes d'objets et projections de métal en fusion.

  • Lunettes et masques de protection (NF EN 166) : ils assurent aussi une protection latérale contre les risques mécaniques, les projections de gouttelettes, liquides, gaz et particules de poussières. Cette protection peut s'étendre au rayonnement ultraviolet, infrarouge ou provenant des arcs électriques. Le port de lunettes de vue est compatible.

  • Bouchons d'oreille et arceaux (NF EN 352-2) : jetables ou lavables, ils doivent être portés si le bruit dépasse les 85 décibels (dB).
Masques respiratoires
Masques respiratoires
Les masques et filtres jetables sont conçus pour arrêter les particules et poussières :

FFP1 : la filtration légère protège des fines particules non toxiques.
FFP2 : la filtration moyenne protège des poussières de plâtre, de pierre ou de bois.
FFP3 : la haute filtration protège des très fines particules, fibres amiante, plomb, cuivre, fer, zinc, produits chimiques en poudre.

Ils doivent être étanches et s'ajuster au visage. Ils sont ni nettoyables, ni réutilisables et doivent être jetés.

4 Protection du corps

Gants, chaussures et genouillères
Gants, chaussures et genouillères
  • Gants : résistants aux produits chimiques et à la chaleur, ils sont tout en cuir ou bien en coton avec des renforts en cuir, latex, nitrile...

  • Chaussures de sécurité : toutes se caractérisent par une semelle résistante aux hydrocarbures et un talon qui absorbe les chocs. Les orteils sont protégés par une coque en acier ou Kevlar. Elles sont classées selon leur résistance (EN 346 et EN 345-1).

S1 : la coquille résiste à 200 joules, l'arrière est fermé et le talon absorbe les chocs, elles ont des propriétés antistatiques
S2 : les mêmes caractéristiques que S1 et imperméables.
S3 : Comme les S2 mais à crampons pour une utilisation en extérieur.
HRO : La semelle résiste à la chaleur de contact.
P : la semelle résiste à la perforation.
Les protections S1, S2, S3 peuvent être associées à une résistance HRO et/ou P.

  • Genouillères : synthétiques, elles font pour certaines appel à du gel. Elles sont vivement conseillées pour amortir le poids du corps et travailler plus confortablement au sol.

5 Travaux en hauteur

Échelles, échafaudages et harnais
Échelles, échafaudages et harnais
Travailler en hauteur nécessite de respecter quelques règles de base et un équipement adéquat.

  • Échafaudages et escabeaux : ils doivent offrir une hauteur de travail adéquate : soit la hauteur maximale du plateau ou plateforme, augmentée de 2 m environ. Ils doivent être installés sur un sol stable et plan puis arrimés à la façade. Ils comportent également une limite de charge à ne pas dépasser.

  • Harnais de sécurité : il doit comporter un point d'ancrage entre les omoplates. Il sert à s'arrimer à une pièce de charpente, à une cheminée ou à une « ligne de vie » (corde Ø 14/16 mm tendue par dessus de la toiture). La liaison est assurée par une longe antichute : sangle ou corde de moins de 2 m de long avec absorbeur d'énergie (NF EN 355).
  • Casque : le port du casque de chantier est vivement recommandé par mesure de sécurité. Depuis 2000, cette protection est obligatoire sur tous les chantiers pour les entreprises.

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