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Comment réaliser une trémie ?

Cette grande ouverture se pratique dans le plancher du comble pour en permettre l’accès. En construction neuve, l’emplacement d’une trémie d’escalier est réservé d’origine dans le plancher. Dans l’existant, sa réalisation est un travail délicat qui doit prendre en compte les caractéristiques et la résistance de la structure porteuse. Il convient de s’entourer d’un maximum de précautions.

Grâce au mode bricolage, vous aurez les mains libres et pourrez vous concentrer uniquement sur le bricolage

Choisir l’emplacement

Le positionnement de la trémie doit être cohérent avec le futur aménagement du comble

Une situation centrale (1) permet une distribution équitable, en particulier si l’on veut créer plusieurs pièces. Un accès sur le côté, de préférence contre un pignon (2), libère un maximum d’espace : c’est une formule intéressante dans un lieu non cloisonné.

Il est essentiel de faire déboucher l’escalier dans la partie habitable du comble, pour éviter de se cogner la tête à chaque montée ou descente.

Définir la géométrie de la trémie

La largeur du trou à percer dans le plancher doit au minimum, être égale à celle de la volée de marches. Sa forme et sa surface dépendent des possibilités d’échappée et de reculement que peut offrir tel ou tel modèle d’escalier.

BON À SAVOIR

L’espace habitable correspond à la surface mesurée à partir d’une hauteur de 1,80 m sous rampant (après isolation et doublage).

BON À SAVOIR

L’échappée désigne la hauteur de passage entre l’extrémité de la trémie et la marche située à son aplomb : la norme est de 200 à 220 cm. Le reculement équivaut à l’encombrement au sol de l’escalier.

Plus le reculement d’un escalier droit est important, avec des dimensions de marches normalisées, plus il est confortable à utiliser.

À titre d’exemple, sous 2,50 m de plafond, un escalier droit nécessite plus de 4 m de reculement avec 2 m d’échappée. La longueur de la trémie est d’environ 280 cm. La hauteur sous plafond et la surface disponible au niveau inférieur sont à cet égard déterminants.

Lorsque le niveau inférieur s’avère trop bas de plafond ou le mur d’appui trop court pour implanter un escalier droit, un modèle à quart tournant ou à paliers permet souvent de résoudre le problème.

  • Ces escaliers prennent moins de place en longueur mais empiètent davantage sur l’espace habitable. Selon leur configuration, la trémie est plus ou moins carrée, rectangulaire ou en L.

  • Une autre solution consiste à installer un escalier hélicoïdal. Son diamètre détermine la largeur de la trémie, qui peut être carrée ou ronde.

BON À SAVOIR

L’escalier hélicoïdal offre l’avantage d’être moins encombrant que les modèles droits ou tournants. Il peut se passer d’un mur d’appui, grâce à son limon central, mais il est difficile d’y transporter des objets volumineux.

BON À SAVOIR

Si vous désirez fabriquer vous-même votre escalier, voici l’essentiel des éléments à prendre en compte : 1° La hauteur de marche doit se situer entre 16 et 20 cm (toutes les marches devant être à la même hauteur, à l’exception de la première où la hauteur peut ne pas être identique). 2° Le giron (le dessus de la marche) doit également être identique sur toutes les marches ; plus celui-ci est grand, moins les marches doivent être hautes. 3° En cas de vide de plus de 80 cm à droite ou à gauche de l’escalier, un garde-corps (protection en cas de chute) est obligatoire, sa hauteur minimale est de 1 m (si votre garde-corps vous sert aussi de rampe, la hauteur autorisée ne peut aller en deçà de 90 cm).

A noter : Il existe des normes PMR (personnes à mobilité réduite)

  • La hauteur de marche maximum est de 18 cm
  • Le giron (le plat de la marche) doit être de 240 mm minimum
  • La rampe d’escalier doit démarrer dès le début de l’escalier (la main courante ne peut être inférieure à 20 cm).

Traçage de la trémie

Dans la construction ancienne, les combles non aménagés sont souvent dépourvus de plancher. Le solivage reste apparent et sert de support à un plafond en bacula ou en plaques de plâtre alvéolaire.

Appuyez-vous sur les solives pour tracer le contour de la trémie à la règle et au crayon ou au cordeau à poudre.

ASTUCE

Dans la mesure du possible, orientez la trémie de manière à avoir le moins de solives à raccourcir.

Si le sol du comble se compose d’un plancher traditionnel, délimitez le périmètrede la trémie par le dessous et perçant les planches au ras des solives apparentes.

  • Complétez ensuite le tracé côté combles.
  • Dans le cas d’un plancher poutrelle-hourdis, deux difficultés majeures se présentent : repérer les poutrelles sous la chape de sol et définir la méthode appropriée pour les reprises de charges. Le risque est grand de commettre l’irréparable et le recours à un bureau d’études est une solution de bon sens.

Renforcements et protections

Avant d’ouvrir le plancher, il est indispensable de soutenir le plafond au plus près du futur chevêtre. Pour ce faire, utilisez des étais de maçon et un madrier.

BON À SAVOIR

Si vous devez ouvrir une dalle béton, la question ne se pose pas car le treillis d’armature est uniformément réparti sur toute la surface.

Placez vos étais à l’aplomb des solives et non dans les intervalles. Attention à dégager complément les pièces à sectionner !

BON À SAVOIR

Prenez toutes les précautions utiles au niveau inférieur en prévision des chutes de bois et de gravats. Protégez le sol avec des cartons d’emballage, de vieilles couvertures… et veillez à ce que personne ne stationne en dessous.

La coupe des solives

Ne cherchez pas à tout enlever d’un coup, vous feriez des dégâts. Commencez par découper le plafond ou les lames du plancher, puis sectionnez les pièces de bois par tronçons

Équipée d’une large et robuste lame, une scie électrique de type Alligator est parfaitement adaptée à la coupe des solives.

Conseil pratique : que la coupe se fasse au sol dans le comble ou au plafond à l’étage en dessous, veillez à bien stabiliser votre position avant de mettre la scie en marche.

Le creusement d’une dalle arméePour commencer, délimitez le contour du trou à l’aide d’un outil suffisamment précis et maniable comme le perforateur-burineur.

Continuez de creuser avec un marteau-burineur ou un brise-béton de location.

BON À SAVOIR

Utilisez un coupe-boulon pour cisailler au fur et à mesure le treillis d’armature noyé dans le béton.

Règles à appliquer

Quelles que soient la forme et l’orientation de la trémie, il faut fabriquer un chevêtre pour assurer le report de charges dans un plancher bois ou à poutrelles/hourdis. Cet élément de renfort se fixe à l’extrémité des pièces raccourcies. Sa longueur est calculée pour relier les solives d’enchevêtrure : celles, entières, qui forment les côtés de l’ouverture en supportant le gros des efforts.

L’assemblage du chevêtreClouez en premier les solives d’enchevêtrure contre les éléments en place. Côté mur, fixez-les à l’aide de sabots à ailes intérieures (1) tirefonnées dans la maçonnerie.

BON À SAVOIR

A partir d’une certaine portée, il est nécessaire de doubler le chevêtre et les solives d’enchevêtrure. De même, un chevêtre de plus de 180 cm de longueur doit être soutenu à chaque bout par des étriers métalliques.

CONSEIL PRATIQUE

Assurez-vous que l’écartement entre les deux solives d’enchevêtrure permette le passage de l’escalier.

Pour la mise en place du chevêtre, utilisez des sabots (ou étriers) à ailes extérieures (2). Il en existe des pièces doubles.

Complétez la fixation par clouage à l’extrémité des solives raccourcies.

BON À SAVOIR

Ne démontez vos étais qu’après avoir assemblé le chevêtre et vérifié ses fixations.

Ce tutoriel fait partie de la série :   Installer un escalier
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