Isoler des combles aménageables
L’isolation par l’intérieur est la plus simple à mettre en œuvre en rénovation. La durée du chantier dépend de l’isolant utilisé et du type de pose, en une ou deux couches. L’espace habitable, la configuration de la charpente et le climat local sont des critères de choix déterminants. Le but : optimiser le confort thermique de la maison en réduisant de façon significative sa consommation énergétique.
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Avant de se lancer
Démarches administratives
Déclaration préalable de travaux si l’aspect extérieur de la toiture est modifiée (par la pose de fenêtre(s) de toit, par exemple).
Lire l'article : La déclaration préalable de travaux
Prenez connaissance des dernières évolutions du Code de l’urbanisme.
Allez consulter à la mairie dont dépend la maison le Plan local d’urbanisme (PLU) ou le texte qui fait référence.
Renseignez-vous sur les risques d’infestation par les termites.
Réglementation
Référez-vous aux règles de l’art (normes, DTU, règles professionnelles, etc), consultables sur afnor.org ou sur cstb.fr.
Respectez les dispositions de la réglementation thermique en vigueur (RT existant ou RT 2012).
Prévoyez l’évacuation des déchets du chantier, directement en déchetterie, et à brûler s’il s’agit de bois contaminé.
État des lieux, diagnostic, faisabilité
Procédez à un examen minutieux de votre charpente :
Recherchez les traces (trous, tas de sciure) signalant une attaque d’insectes xylophages.
Voyez si le bois a bleui ou présente des traces de contamination par des champignons : mérule, pourriture bleue…
Le cas échéant, sondez le bois vermoulu avec un couteau ou un tournevis pour évaluer la profondeur des dégradations.
Le bois attaqué se traite par injection. Une charpente régulièrement entretenue et saine peut se contenter d’un traitement par imprégnation ou pulvérisation.
Vous pouvez renforcer vous-même des chevrons abîmés en les doublant par des bois de même section. En revanche, il est fortement déconseillé d’intervenir soi-même sur les éléments de structure (arbalétriers, pannes, poinçon) au risque de fragiliser la charpente. Ce travail est à confier à un charpentier professionnel.
Au moindre doute ou si vous habitez dans une zone menacée par les termites, contactez une entreprise spécialisée.
Pour le doublage :
Mesurez les surfaces à couvrir. Choisissez le type d’isolant (en panneau ou rouleau) que vous allez poser :
- Laine minérale (de roche ou de verre) - Laine naturelle (chanvre et lin, fibre de bois, laine de mouton…) - Matériau synthétique (mousse de polyuréthane, polystyrène)
Calculez la quantité d’isolant nécessaire en fonction du mode de pose : en une ou deux couches. N’oubliez pas l’adhésif spécial isolation (à coller sur les jonctions), ainsi que le pare-vapeur (ou frein-vapeur) si l’isolant en est dépourvu.
Lire l'article : Comment choisir son isolation thermique
Listez et quantifiez tous les éléments d’ossature nécessaires : suspentes, fourrures, éclisses, etc. Métalliques ou en composite, les suspentes sont proposées en plusieurs longueurs à choisir selon la pose et l’épaisseur de l’isolant.
Déterminez le type et le nombre de plaques de plâtre qui vont constituer le parement : standard, hydrofuges, dépolluantes, etc. Prévoyez également de quoi les fixer (vis autoperceuses) et réaliser les joints (bandes d’armature + enduit).Bien entendu, rien ne vous empêche de remplacer les plaques de plâtre par un autre matériau (lambris) si vous le désirez !
Utiliser l'outil : Chiffrer le coût de l'isolation de vos combles
Précautions avant travaux
Respectez toujours les consignes d’utilisation et de sécurité figurant dans la notice des produits.
Les produits de traitement doivent être laissés à sécher plusieurs jours (le temps que les vapeurs se dissipent) avant d’isoler.
Munissez-vous de gants, d’un masque et de lunettes de protection, les isolants peuvent être irritants pour la peau et les voies respiratoires.
Choix des solutions
La pose monocouche fait gagner du temps en permettant d’obtenir de hautes performances thermiques en une seule opération.
La nouvelle génération d’isolants existe en de fortes épaisseurs (24 à plus de 30 cm).
Principal inconvénient : le comble doit être assez vaste pour supporter de perdre 30 à 40 cm de volume habitable par rampant isolé.
Lire l'article : Tout savoir sur l’isolation des combles
La pose bicouche, la plus courante en rénovation, permet de limiter la perte d’espace. La première couche s’insère entre les chevrons. La seconde vient se poser transversalement par-dessus. Seule cette dernière empiète sur l’espace habitable.
Dans les deux cas, avant de poser les fourrures d’ossature, il est recommandé de recouvrir les jonctions entre panneaux ou rouleaux avec de l’adhésif spécial isolation, pour éviter les ponts thermiques.
Les laines minérales :
La laine de verre présente un excellent rapport qualité/prix. Naturellement incombustible, elle est efficace contre le bruit, et sa souplesse lui permet d’épouser les irrégularités du support.
La laine de roche possède des caractéristiques assez proches, mais elle est plus fragile à manipuler lorsqu’elle se présente en rouleau.
Les isolants naturels (d’originale animale ou végétale) ont, pour la plupart, des performances équivalentes aux laines minérales. Ce sont de bons régulateurs d’humidité, mais ils se comportent moins bien au feu (inflammables).
Les isolants synthétiques offrent les meilleures performances thermiques, à commencer par la mousse de polyuréthane. Ils résistent à l’humidité mais leurs propriétés phoniques sont faibles dans l’ensemble, excepté pour le polystyrène expansé (PSE). Ils se posent par clouage direct ou à l’aide de clips fixés sur l’avant des chevrons.
Les isolants minces multiréflecteurs s’agrafent sur les chevrons, en s’embrochant sur les suspentes, avant la réalisation du parement. Ils s’utilisent, selon l’Ademe et le CSTB, comme complément d’isolation.
Lire l'article : Tout savoir sur les différents isolants