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Comment réaliser un faux plafond acoustique ?

Les bruits d’impact et de chocs sur un sol dur génèrent d’importantes nuisances pour les personnes vivant en dessous. La situation est d’autant plus pénible que le plancher en question laisse aussi passer les sons aériens. Lorsqu’on ne peut traiter le mal à la source, par le dessus, on a toujours la possibilité d’isoler en sous-face via un faux plafond sur ossature. Quelle soit suspendue ou autoportante, l’ossature doit être désolidarisée du bâti existant pour assurer un bon confort phonique.

Grâce au mode bricolage, vous aurez les mains libres et pourrez vous concentrer uniquement sur le bricolage

Pour un faux plafond suspendu

Pour empêcher la transmission des vibrations sonores, il faut utiliser des suspentes anti-vibratiles. Elles se complètent de bandeaux acoustiques à interposer entre le pourtour de l’ossature et les murs.

Choisissez des suspentes adaptées à la nature du plafond : avec fixation par tige filetée et cheville à expansion (dalle béton) ou demi-collier (solives apparentes), par griffe (poutrelles-hourdis), etc.

Commencez par repérer et tracer de niveau la hauteur de pose de l’ossature sur chaque mur de la pièce.

Collez une bande résiliente (1) puis fixez une cornière de rive (2) le long du tracé. Il existe aussi des rubans auto-adhésifs qui se posent au dos des profilés avant de les fixer au mur.

Au dessus de la cornière, marquez les emplacements des fourrures à intervalles réguliers de 50 à 60 cm suivant la charge à supporter.

Dans le cas d’un support maçonné, prolongez les repères au plafond et tracez (au cordeau à poudre de préférence) un quadrillage, dont les intersections correspondent aux points d’ancrage des suspentes à cheviller.

La première ligne ne doit pas se situer à plus de 25 ou 30 cm du bord du plafond.

Dans la longueur des fourrures, vous pouvez espacez les appuis de 100 à 120 cm maxi.

Percez les logements des chevilles aux points de croisement, à l’aide d’une perceuse ou d’un perforateur selon la dureté du plafond.

BON A SAVOIR

Avant de percer, vérifiez au détecteur de matériaux qu’aucune conduite d’eau ou électrique ne passe dans le plafond.

Les tiges filetées sont disponibles en 1 m de longueur. Recoupez-les à la dimension voulue, en tenant compte de la partie à insérer dans les chevilles à expansion.

Après avoir ébavuré les coupes d’un coup de lime, équipez chaque tige filetée d’une cheville et d’une suspente anti-vibratile.

Fixez les suspentes en logeant les chevilles dans les trous (1).

Ensuite, emboîtez les fourrures à chaque bout dans les cornières de rive, en vérifiant leurs espacement et parallélisme.

Les suspentes se règlent en hauteur par vissage/dévissage sur la tige filetée. Munies d’un ressort, il suffit d’appuyer dessus tout en soulevant légèrement la fourrure (2) pour les clipser.

Dans le cas d’un plancher traditionnel, les suspentes se fixent au moyen de demi-colliers qui se vissent au choix sur le côté (3) ou le dessous des solives.

BON A SAVOIR

Afin de solidariser l’ossature, prenez soin de visser les fourrures (par le dessous) aux cornières de rive, avant de poursuivre le travail.

Pour un faux plafond autoportant

Le montage d’une ossature autoportante fait gagner du temps en évitant l’utilisation de suspentes.

Le principe consiste en un réseau de rails (montants) disposés parallèlement et assemblés en bouts à des profilés muraux en U.

Comme précédemment, un bandeau anti-vibratile (1) est intercalé entre les profilés périphériques (2) et les murs pour les désolidariser.

En règle générale, les montants sont doublés dos à dos (3), en respectant un espacement de 50 cm en moyenne (40 cm mini, 60 cm maxi).

S’ils sont trop courts pour aller d’un seul tenant de mur à mur, on peut augmenter leur portée avec des éclisses de section adéquate.

BON A SAVOIR

Les sections des profilés et les espacements à respecter se définissent en fonction de la charge à supporter et de la portée. Ces données se trouvent sous forme de tableaux dans les guides de pose des fabricants.

Quel isolant choisir ?

Si vous avez besoin d’une isolation thermo-acoustique, une laine minérale en panneaux roulés ou semi-rigides est une excellente solution. En 100 mm d’épaisseur, elle atteint les performances thermiques réglementaires tout en assurant un affaiblissement acoustique de 16 à 21 dB (sous plancher maçonné).

Pour se protéger uniquement du bruit, il existe des laines minérales de faible épaisseur aux performances similaires, voire supérieures aux produits classiques. Elles sont pratiques, en particulier, pour isoler des pièces un peu trop basses de plafond.

Faites glisser les panneaux d’isolant, un à un, au-dessus des fourrures.

Si l’isolation sépare une pièce chauffée d’un volume non chauffé, utilisez une laine minérale avec pare-vapeur. Celui-ci doit être orienté vers le bas (jamais côté support) lors de la pose.

BON A SAVOIR

En cas de pose sous un plancher traditionnel, découpez des bandes plus larges de 10 mm que l’espacement entre les solives.

Fixez et jointoyez les plaques de plâtre

Pour maximiser les qualités acoustiques de votre faux plafond, privilégiez les plaques de plâtre phoniques. Elles assurent un gain acoustique (ΔRA) de + 17 à 24 dB, selon l’ossature (suspendue ou autoportante), par rapport aux plaques BA13 standard.

Vous pouvez poser vos plaques à mesure de la pose de l’isolant ou attendre d’avoir fini d’isoler.

Prenez soin de ne jamais placer côte à côte un bord aminci et un bord recoupé. Faites en sorte de toujours orienter ce dernier vers le mur.

Réalisez les joints en noyant une bande de calicot entre deux couches d’enduit, la seconde plus large que la première et bien lissée.

BON A SAVOIR

En bordure des plaques, laissez un espace de 5 mm et comblez-le avec un joint de mastic élastomère (silicone).

Ce tutoriel fait partie de la série :   Isoler du bruit
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