Partager

Coliving, colocation, habitat partagé… Pour vivre heureux, vivons groupés !

Pour rompre avec la solitude et accéder à des espaces plus agréables, de plus en plus de personnes décident de vivre ensemble. De nouveaux logements collectifs et solidaires voient le jour. Colocation, coliving (on mixe espaces individuels et collectifs dans un même immeuble), habitat participatif ou inclusif… Petit tour des propriétaires et conseils avisés pour que le logement s’adapte aux besoins de chacun !

De nouveaux modes de vie collectifs

Posséder une maison individuelle, voilà encore le rêve de nombreux Français. Mais d’autres modes de vie plus collectifs se développent : coliving, colocation intergénérationnelle (entre étudiants et séniors par exemple), logement solidaire, coopérative d’habitants… Au XXIe siècle, la maison s’ouvre et se partage.

Et pour cause : en 2050, plus des trois quarts de la population vivra en ville. Souvent de façon très solitaire. Sans compter le prix des logements qui ne cesse d’augmenter. Pour recréer du lien et bénéficier d’un cadre de vie agréable à un coût abordable, de plus en plus de personnes décident de se regrouper. Certaines sont aussi motivées par l'isolement subi lors de la crise sanitaire.

Ce qui change tout pour bien vivre le collectif ? Un espace adapté ou bien aménagé pour que chacun puisse profiter de son intimité quand il le souhaite et que les espaces communs soient propices aux usages des habitants. Voici quelques bonnes idées à picorer :

  • Cloisonner les espaces. Par exemple, séparer le salon en deux avec une cloison amovible pour recréer une vraie salle à manger. Installer des rideaux pour avoir un espace chambre d’amis dans la pièce commune.
  • Isoler phoniquement les espaces pour que chacun puisse vivre à son rythme sans subir celui des autres.
  • Se tourner vers les « bulles » isolantes, comme dans les espaces de coworking. Il en existe pour téléphoner mais aussi désormais pour créer des bureaux-cabines, compacts mais parfaitement insonorisés.

Marseille, Paris, Bordeaux, Lille, Toulouse, Nantes... En France, de plus en plus de coliving

La colocation était autrefois associée à un mode de vie étudiant. Aujourd’hui, le concept se développe et s’adapte. Solidaire, écologique… Elle se décline pour tous les profils et tous les âges.

Avant même l’essor du télétravail, des logements mixant colocation et coworking ont commencé à fleurir à New-York, aux Etats-Unis. Puis un peu partout dans les grandes villes. On parle alors de coliving. Particulièrement adaptés aux freelances et aux startupers, ces maisons ou immeubles sont réaménagés avec des chambres individuelles mais aussi des espaces de vie et de travail partagés.

Au sein d'un coliving, les tâches ménagères - nettoyage et parfois même cuisine - sont assumées par l'entreprise. De quoi vivre dans un cadre convivial pour les colocataires, sans s’encombrer de la logistique quotidienne. Ils n'ont même pas à prendre d'assurance habitation. Certains coliving comportent un cinéma, une salle de sport. Autre avantage : une conciergerie permet parfois de rendre un large panel de services aux locataires. Pressing pour vêtements, réception de livraisons, réservation de voyages... Un abonnement Netflix peut aussi être inclus dans le prix !

Article Lire la suite

8 conseils pour aménager un espace de télétravail à la maison

Nous sommes de plus en plus nombreux à découvrir les joies du télétravail… et ses difficultés. Quand on travaille souvent à la maison, on a besoin d’un espace confortable et pratique. Bureau ou canapé ? Chaise ou fauteuil ? Portable ou écran fixe ? On vous dit tout pour aménager un espace de travail ergonomique à la maison.

Coliving en ville ou colocation écolo ?

Autre nouveau phénomène : les éco-colocations. Celles-ci fonctionnent comme des petits laboratoires. Chaque occupant y propose ses idées et projets pour tenter de vivre de la façon la plus écologique possible. Instaurer le lombricompostage, avoir des poules, cultiver un potager… Tout est possible !

Les personnes sensibles à l’écologie peuvent aussi se regrouper au sein d'éco-villages. On s’y échange des services, des idées dans un esprit communautaire visant l’auto-suffisance. Ou, alternative plus originale encore, dans des villages de tiny houses(des mini maisons qui peuvent être mobiles) !

Enfin, pour se mettre complètement au vert, on peut opter pour une colocation à la ferme. En effet, certains agriculteurs transforment des bâtiments agricoles inutilisés en logements sociaux, ou en studio pour étudiants, souvent à petit prix. Un concept qui se développe peu à peu !

Des habitats solidaires, inclusifs et collectifs

Certaines cohabitations sont d’ailleurs surtout solidaires. Elles tendent à recréer du lien avec des populations fragilisées. Des associations ont par exemple lancé le concept des colocations entre jeunes actifs et personnes ayant vécu dans la rue. Chaque colocataire dispose de sa chambre mais partage des espaces de vie et des temps en commun. Objectif : aider les anciens SDF à retrouver une certaine stabilité et faciliter leur réinsertion.

Des résidences inclusives existent aussi pour ex-détenus, aux Etats-Unis. Les propriétaires d’une chambre ou d’un appartement la louent à d’anciens prisonniers, contre des garanties.

Vieillir sans être seul : logements intergénérationnels, béguinages, accueil en famille…

Certains bâtissent eux-mêmes leur propre habitat collectif. C’est le cas des maisons partagées pour personnes âgées, souvent de jeunes séniors qui ne souhaitent pas aller en maison de retraite. Là encore, espaces privés et partagés cohabitent. Les colocataires peuvent aussi co-financer des services médicaux. Des entreprises qui permettent de vivre plus longtemps à domicile, sans sombrer dans la solitude. Les béguinages présentant aussi tous ces avantages, mais le suivi administratif, médical et l’animation du groupe sont pris en charge par des référents, employés par une entreprises privée le plus souvent.

La maison des Babayagas

Pour favoriser la mixité et recréer du lien entre différentes générations, apparaissent également des maisons de retraite intergénérationnelles. Certains Ehpad ouvrent par exemple leurs portes à des enfants des écoles voisines. D’autres abritent même des crèches en leur sein. Ils organisent ensemble diverses activités au sein de la résidence. De belles rencontres pour les enfants, et des moments de joie pour les plus âgés.

Pour développer ces échanges, de plus en plus de villes proposent également des logements étudiants dans les maisons de retraite. Les jeunes locataires profitent d’un loyer à petit prix, en échange de quelques heures de bénévolat.

Autre signe des temps, de plus en plus d’actifs sont amenés à accueillir chez eux un parent âgé. Mixer les générations, c’est de l’intergénérationnel à la maison ! Cette solution moins coûteuse et plus familiale que l’EHPAD, présente de vrais avantages pour tout le monde quand le logement est adapté, facile à vivre pour une personne qui perd en mobilité. Une salle de bains sûre et pratique, avec des poignées et des barres de maintien, des sols à niveau et non glissants, une grande douche à l’italienne, des placards accessibles et bien éclairés… ça change tout. Idem pour des fauteuils à hauteur, des circulations larges et sans embûches, un lit ou des WC plus hauts pour se relever facilement… Des conseils et des aides financières peuvent aider à ces changements.

Bien vieillir chez soi

Et si les parents âgés restent autonomes, pourquoi ne pas installer une maisonnette dans son jardin ? Chacun chez soi mais pas trop loin, on se retrouve seulement sur des moments choisis et on se rend des services qui fluidifient le quotidien. On peut aussi construire une extension, pensée sur mesure pour les aînés : idéale pour leur confort et leur intimité, tout en gardant une vraie proximité familiale.

Construire son vivre ensemble : coopératives d’habitants et co-architecture

Autre phénomène récent : certaines personnes se regroupent pour co-construire un projet collectif fidèle à leurs valeurs et centres d’intérêt. Les coopératives d’habitants fixent en effet la forme de leur logement et des règles de vie communes. Ces résidences partagées disposent souvent d’un potager, d’espaces de convivialité ou encore d’une crèche.

Pour un logement adapté à son mode de vie, il est aussi possible d’opter pour la co-architecture. Les résidents imaginent ensemble leur futur immeuble collectif, avec l’aide d'un architecte. Une entreprise de co-conception permet ainsi de choisir les matériaux, mais aussi l’organisation des logements. Avec là encore, bien souvent des espaces partagés.

Et une fois qu’on a emménagé, l’aventure du collectif commence ! Comment gérer les questions collectives ensemble ? Où mettre la limite entre individuel et collectif ? L’apprentissage d’outils de gouvernance partagée peut s’avérer précieux pour trouver des solutions. Il existe aussi des accompagnements comme ceux de l’association Colibris.

Participer à des projets collectifs

Et si la vie en communauté ou la colocation ne vous attire pas, il existe tout de même des projets collaboratifs plus éphémères. C’est le cas par exemple des jardins partagés. Enfin, des applications dédiées au co-jardinage mettent en relation des personnes possédant un jardin, qui ne l’utilisent pas, avec d’autres qui n’en ont pas mais souhaiteraient passer du temps au grand air ou cultiver un potager. De quoi se rencontrer le temps d’une journée. Ou plus si affinités !

Dans le même thème

Partager