Tout savoir sur le ferraillage

Pourquoi armer le béton ?

Très résistant à la compression, le béton l’est beaucoup moins à la traction. Pour améliorer
ses performances et éviter les fissurations dans les zones sensibles de la construction, on doit y noyer une armature en acier, métal réunissant ces deux qualités de résistance mécanique. D’où le nom de béton armé !
 

Les contraintes exercées sur le béton

L’acier possède un coefficient de dilatation très proche de celui du béton.

Bon à savoir

Les ouvrages en béton sont également soumis à des efforts de flexion et de cisaillement.

Acier lisse ou à haute adhérence
 

Les caractéristiques des aciers d'armature sont spécifiées par plusieurs normes, telles que les NF A 35-015, 35-016 et 35-019. 

  • Les aciers lisses sont fournis en barres de Ø 5 à 50 mm.
  • Les aciers à haute adhérence (HA) se distinguent des précédentes par leurs empreintes et reliefs destinés à accroître l’adhérence du béton. On les trouve en barres de Ø 6 à 50 mm.
Bon à savoir

Il existe aussi des fils d’armature en couronne, lisses ou HA, de Ø 5 à 16 mm.

Les armatures

Véritable squelette du béton, le ferraillage est le terme communément utilisé pour désigner les assemblages d’armatures. Celles-ci existent sous différentes formes et profils pour répondre à toutes les configurations structurelles (fondations, dalles, poteaux, murs…) et offrir une solidité à toute épreuve.

Structure des armatures
 

1 Parpaings creux de 20 cm ou béton cellulaire : pour réaliser le mur (en général).

2 Planelle : bloc fin utilisé pour coffrer le nez de plancher et assurer la continuité du matériau en façade.

3 Linteau : les blocs profilés en U servent à recevoir des éléments continus en béton armé, tels que linteaux ou chaînages horizontaux.

4 Blocs d’angle : ces blocs sont percés verticalement et superposés pour former une colonne creuse. Ils servent de coffrage pour créer des chaînages verticaux (renforcer des angles, rigidifier des murs ou créer des jambages).

5 Parpaings pleins, pleins allégés ou blocs à bancher : ils sont utilisés pour des ouvrages spécifiques (murs de soutènement, certains murs de soubassement…) parce qu’ils sont plus résistants et qu’ils offrent une meilleure inertie thermique que les blocs creux.

6 Semelle filante, 7 Semelle isolée, 8 Semelle symétrique, 9 Poteau, 10 Treillis soudé, 11 Chaînage vertical, 12 Chaînage d’angle, 13 Chaînage triangulaire, 14 Poutre réglable, 15 Chaînage horizontal, 16 Chaînage rampant, 17 Distanceur, 18 Équerre de liaison.

Bon à savoir

Les armatures préfabriquées en cages (semelles, chaînages) se trouvent en longueur courante de 6 m. Elles font gagner un temps appréciable sur le chantier et évitent des erreurs de montage dommageables.

Le treillis soudé

Les treillis soudés sont proposées en différents diamètres de fils, formats de mailles et de panneaux. Le choix dépend de l’ouvrage à réaliser. Par exemple, pour une dalle de terrasse en béton armé, un treillis en fil de Ø 3,5 mm et à mailles de 20 x 20 cm est idéal.

Les « attentes »
 

Les Fers coudés à une extrémité (la partie haute) et pliés d’équerre à l’autre bout, les « attentes » servent à assurer la continuité des chaînages verticaux.
Ils se placent au niveau de la semelle de fondation ou des reprises de bétonnage (dalles de plancher par exemple).

Le nombre nécessaire varie en fonction de l’armature : par exemple, au moins deux pour une semelle filante SL35 et 4 pour une symétrique type LG47.

Les zones de sismicité en France

En zones sismiques 3 et 4 (moyennes et fortes), il faut prévoir des semelles symétriques pour les fondations, des chaînages verticaux aux angles de la construction et des chaînages rampants au niveau des rives inclinées.

Par ailleurs, les liaisons d’angle doivent horizontaux obligatoirement s’effectuer avec des équerres.

Eviter la rouille avec l’enrobage

Les armatures sont rouillées pour augmenter leur pouvoir d’adhérence au béton. Une fois noyées dans le béton, la rouille se stabilise. Mais si elles se trouvent en contact avec l’air, elles continuent de s’oxydent, foisonnent et provoquent l’éclatement du béton en augmentant de volume.

Pour éviter ces désordres, le ferraillage doit être placé à distance des parois coffrantes de façon à être enrobé de béton sous toutes ses faces. L’enrobage doit être au moins de 3 cm en milieu urbain et supérieur à 5 cm en bord de mer. Des écarteurs, ou distanceurs, permettent régler le positionnement de l’armature dans le coffrage.

Bon à savoir

Dans certains cas (chapes de recouvrement, enduits…), le treillis soudé peut être remplacé par un treillis synthétique en fibre de verre ou polyétylène.

Votre ajout au panier