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Comment choisir son récupérateur d'eau de pluie ?

L’eau potable est une ressource de plus en plus rare qu’il faut préserver. En France, 6% de la consommation d’eau est dédiée au jardin et aux usages extérieurs (lavage terrasse, voiture…) pour lesquels l’eau potable n’est pas nécessaire.

La récupération d’eau pluviale est une solution idéale : elle fournit une eau douce, réduit la pression sur les réseaux publics et permet de faire des économies. Aérien, enterré ou souple, le récupérateur d'eau mural ou au sol existe sous plusieurs formes. Le choix dépend avant tout de l'utilisation de l'eau (occasionnel ou régulier, jardin ou maison) et de l’espace disponible.

Voici quelques conseils pour une pratique économique et écologique qui coule de source.

Comment choisir son récupérateur d'eau de pluie ?

Pourquoi installer un récupérateur d’eau de pluie ?

Une grande partie de nos besoins quotidiens ne nécessite pas d’eau potable. Arrosage du jardin, lavage de la voiture, des sols, alimentation des WC ou du lave-linge… l’eau pluviale suffit.

Installer un récupérateur d’eau de pluie se révèle ainsi utile pour :

  • Faire des économies sur sa facture d’eau,
  • Préserver les nappes phréatiques,
  • Limiter les rejets d’eaux usées.

Quel récupérateur d'eau de pluie choisir ?

Chaque récupérateur d’eau de pluie a un fonctionnement qui lui est propre. On fait le tour des différents modèles.

Le récupérateur d'eau aérien, de balcon ou mural

De 50 à 1000 litres, le récupérateur aérien se raccorde à la descente de gouttière via un collecteur d'eau filtrant de préférence. Celui-ci retient feuilles, insectes et débris pour garder l’eau pluviale plus propre et limiter la formation de vase. L’eau de pluie s’utilise directement via un robinet situé en bas du réservoir.

Bon à savoir

Il est recommandé de poser une grille anti-feuille sur la descente de gouttière pour éviter que celles-ci ne viennent boucher le collecteur.

Pour plus de confort, on ajoute une pompe immergée dans la cuve d'eau de pluie de façon à obtenir un débit suffisant pour alimenter un tuyau d’arrosage ou un nettoyeur haute pression. Le choix de la pompe (puissance et débit) devra alors être adapté au volume de la cuve.

Comment installer un récupérateur d'eau aérien ?

L’installation est simple et rapide : zéro terrassement, elle demande juste un sol plat et stable. On surélève légèrement le récupérateur afin de faciliter l’écoulement de l’eau comme pour le remplissage d’un arrosoir. Malin !

Et en appartement, comment récupérer l'eau de pluie ?

On utilise un récupérateur d'eau de pluie compact adapté au balcon en vérifiant la charge maximale supportée. La taille dépend des besoins en arrosage, généralement moins importants que pour un jardin.

La récupération d’eau par cuve enterrée

La cuve enterrée passe inaperçue dans un petit ou grand jardin car une fois installée, seule la trappe de visite reste visible. Les volumes courants varient de 1 500 à 5 000 litres, ce qui correspond à des jardins d’environ 200 à 800 m2. Elle est capable d'accueillir de très grandes quantités d'eau, certaines atteignent même les 20 000 litres.

Comment installer une cuve enterrée ?

Son installation demande en revanche des travaux de terrassement :

  • Creuser une fouille près de la descente de toit,
  • Poser un filtre à l’entrée de la cuve ou base de la cuve pour retenir les impuretés,
  • Raccorder la toiture et, si besoin, les canalisations des points de puisage (WC, lave-linge, arrosage),
  • Raccorder au tout-à-l’égout ou au réseau d'assainissement individuel pour évacuer les excès d’eau via un trop-plein avec clapet anti-retour,
  • Installer une pompe immergée ou extérieure pour utiliser l’eau au quotidien.

Le réservoir d’eau souple, une alternative

Le réservoir souple c’est le bon compromis entre cuve aérienne et cuve enterrée.

Il en existe deux principaux types avec une contenance allant de 1000 à 20 000 litres :

  • La grande poche cubique, maintenue par une armature tubulaire rigide,
  • La bâche informe qui, une fois remplie d’eau, ressemble à un gros oreiller.

Les deux s’installent facilement dans un vide sanitaire, un sous-sol ou sous une terrasse surélevée. Hormis une parfaite planéité, la surface de pose doit être aux dimensions du réservoir majorées d’environ un mètre.

Les circuits hydrauliques peuvent être apparents et réalisés avec des tuyaux flexibles.

Bon à savoir

Une cuve enterrée ou un réservoir souple installé en sous-sol n’impose pas de vidange hivernale.

Les critères essentiels pour bien s’équiper

Le volume de la cuve

C’est le premier critère à regarder.

On prend le temps de réfléchir aux besoins réels en eau histoire de ne pas choisir un modèle surdimensionné ou au contraire trop petit. Le volume nécessaire de récupération d’eau de pluie dépend aussi du nombre d’occupants de la maison et de la superficie du jardin.

  • Pour un usage occasionnel (arroser quelques pots de fleurs ou laver la voiture de temps en temps) un petit récupérateur aérien entre 50 et 500 litres suffit largement. Inutile d’investir dans une grande cuve.
  • Pour un jardin à arroser régulièrement (pelouse, potager, arbustes, fleurs), on opte pour une cuve de 1000 à 5000 litres qui évite d’être à sec en plein été et limite les allers-retours au robinet.
  • Pour un usage mixte maison et jardin (WC, lave-linge plus l’arrosage), il est préférable d’installer une cuve enterrée ou un réservoir souple d’au moins 3000 litres.
Bon à savoir

La quantité d’eau récupérable se calcule en nombre de litres par an. Elle s’obtient au moyen d’une simple multiplication : surface de collecte (m2) x précipitations (en mm) x coefficient de perte relatif au type de toiture. Ce dernier est de 0,60 pour une toiture plate et de 0,80 pour un toit en pente.

L’emplacement

Selon la place disponible le type de récupérateur de pluie change.

Sur un balcon ou dans une petite cour, un modèle aérien compact léger semble plus adapté.

Dans une maison avec jardin l’idéal est le récupérateur aérien ou une cuve enterrée s’il y a beaucoup de choses à arroser ou nettoyer. Et pour une solution discrète et gain de place, on privilégie le réservoir souple.

On pense aussi au climat : dans les régions où les précipitations sont rares, un récupérateur plus volumineux est utile pour stocker un maximum d’eau de pluie sur la longue durée. À l’inverse, si on habite dans une zone où la pluie est fréquente, un modèle avec une capacité de stockage plus modeste est suffisant.

Matériau et esthétique

On trouve des récupérateurs fabriqués dans différents matériaux.

Quel matériau choisir pour un récupérateur d'eau de pluie ?

Les récupérateurs aériens sont fabriqués en résine de synthèse (polyéthylène, polypropylène…), résistante aux chocs et aux UV. Les cuves enterrées plus lourdes sont disponibles en acier, béton ou encore en polyéthylène haute densité PEHD.

Amphores, tonneaux, vases décoratifs ou récupérateurs avec bacs à plantes intégrés...Côté design, tous les styles de récupérateur d'eau de pluie sont permis.

Les modèles les plus sobres se cachent aisément derrière une petite palissade ou un coffrage en bois. Hop, ni vu, ni connu !

Bien choisir ses accessoires pour son récupérateur d’eau pluviale

Certains équipements rendent l’usage du récupérateur plus pratique et plus durable.

Filtre ou collecteur filtrant

Adapté à tous les récupérateurs aériens, le collecteur filtrant se monte sur la descente de gouttière et se raccorde au réservoir par un tuyau rigide ou flexible. Le matériel est disponible en kit prêt à poser.

Socle

Il sert à surélever la cuve pour faciliter l’écoulement de l’eau.

Robinet

C’est un indispensable pour remplir l’arrosoir. En acier, laiton, matériau synthétique (polyéthylène, polypropylène…), le robinet est souvent fourni avec le récupérateur d’eau de pluie. On peut le changer en cas de détérioration ou pour un relooking.

Couvercle

Présent sur une majorité de réservoirs aériens, le couvercle s’enlève pour faciliter le nettoyage périodique. Pratique, non ?

Kit de connexion

C’est l’astuce pour relier facilement et sans fuite deux récupérateurs d'eau de pluie afin d'augmenter la capacité de stockage.

Comment entretenir un bac récupérateur d’eau de pluie ?

Un entretien régulier garantit une eau de bonne qualité et prolonge la durée de vie de la cuve.

Filtres et gouttières se nettoient 1 à 2 fois par an pour éviter l’encrassement.

Les cuves aériennes se vidangent en hiver pour éviter les dégâts liés au gel (l’ajout d’antigel est à proscrire).

Les cuves enterrées sont à contrôler une fois par an via la trappe de visite. En cas de mauvaises odeurs, place à la vidange et au nettoyage !

On pense aussi à vérifier les pompes et à les nettoyer 1 à 2 fois par an pour maintenir leur efficacité.

Les gouttières sont à garder en parfait état, on veille à bien retirer les débris et les feuilles accumulées dans le fond et autour de la crapaudine.

Bon à savoir

On profite de la vidange annuelle pour faire un nettoyage complet de son récupérateur d’eau de pluie.

Un usage réglementé pour la récupération des eaux

La récupération d’eau de pluie est encadrée par la loi.

Elle s’effectue toujours en aval des toitures non accessibles, sans amiante-ciment ni plomb.

Peut-on boire l'eau de pluie récupérée ?

L’eau de pluie n’est pas potable. Elle ne peut pas être utilisée en boisson, en cuisine ou pour l’hygiène corporelle. Les usages autorisés à l’intérieur se limitent à l’arrosage, au WC, lave-linge et lavage des sols.

Chaque point de puisage doit d’ailleurs être identifié par la mention « eau non potable ».

Si l'eau de pluie utilisée est rejetée dans le réseau d'assainissement collectif, il est obligatoire d’effectuer une déclaration en mairie et de comptabiliser le volume d’eau utilisé.

Les cuves enterrées nécessitent un carnet d’entretien sanitaire mis à jour régulièrement.

Dans certaines communes ou régions, des aides financières ou subventions existent pour encourager l’installation de récupérateurs d’eau de pluie pour l'arrosage et d'autres actions du quotidien.

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