En procédant à une isolation sous face, vous ne perdez pas de hauteur sous plafond dans vos pièces de vie : vous n’avez donc aucune contrainte d’épaisseur à respecter. Cette technique d’isolation vous laisse donc le choix de n’importe quel isolant, épais ou non. Attention tout de même à ne pas perdre trop de place dans votre garage (« Oups, on ne peut plus rentrer la voiture…).
Pour une isolation des sols sous chape, vous devez opter pour un isolant le plus fin possible pour ne pas perdre trop de hauteur sous plafond au rez-de-chaussée. Sinon, vous risquez de rencontrer des problèmes au niveau de vos portes !Si vous avez toujours le choix entre les 3 grands types de matériaux, il est recommandé d’opter pour des isolants plus performants, qui offrent une résistance thermique élevée malgré une faible épaisseur : généralement, sous forme de panneaux isolants (polystyrène, laine de roche, polyuréthane) plutôt qu’en vrac.
Vu la position de l’isolant, il faut également s’assurer de la résistance à la compression de votre isolant, exprimée en kilopascals (kPa). Votre isolant doit pouvoir supporter un écrasement important pour être compatible avec une installation sous chape !
Comment choisir l’isolation thermique du sol ?
Le carrelage glacé sous les pieds en hiver ? Non merci ! Avec 7 à 10 % des déperditions de chaleur se faisant par les planchers bas (sans pièce chauffée en dessous), l’isolation thermique de votre rez-de-chaussée constitue un enjeu majeur. Une bonne isolation du sol de votre maison apporte un réel confort à votre habitat, en plus de la baisse des consommations énergétiques.En rénovation comme en construction, l’isolation des sols et planchers bas est donc une question primordiale. Isolation sous face ou sous chape, isolant de sol minéral ou synthétique, épaisseur d’isolant, aides financières ou encore réglementations thermiques, découvrez tout ce qu’il y a à savoir sur l’isolation des sols.
Comment isoler le sol d'une maison au-dessus d'un vide sanitaire ou d'une cave ?
L’isolation des sols sous face est la technique idéale lorsque la face inférieure du plancher bas est disponible. Elle s’applique donc pour l'isolation des planchers bas situés au-dessus d’un vide sanitaire ou d’une pièce non chauffée comme une cave ou un garage. L’isolation s’effectue donc sous le plancher, au niveau du plafond de la pièce située au sous-sol de votre maison. C’est une technique accessible et assez simple à mettre en œuvre. Elle présente l’avantage de ne pas réduire la hauteur sous plafond de la pièce à isoler, et d’éviter de devoir vider toute la pièce au moment des travaux.
L’isolation des sols en sous-face peut être effectuée via différentes techniques. Vous pourrez ainsi choisir la technique la plus adaptée en fonction de la facilité d’accès à votre plancher bas :
En sous-face avec des panneaux ou plaques isolantes : idéale pour l'isolation du plafond d'un sous-sol
C’est la technique la plus fréquemment utilisée lorsque le plancher bas se situe au-dessus d’une pièce ou d’un vide sanitaire accessible. Elle consiste simplement à fixer un isolant sous forme de panneaux en laine de verre ou de polystyrène. Comme elle fait perdre très peu de place, cette technique d’isolation est parfaitement adaptée à un garage ou une cave.
En sous-face avec un isolant soufflé : recommandé pour les vides sanitaires
La technique du flocage consiste à projeter au plafond une couche d’isolant, sous la forme d’une “mousse” constituée d’un isolant en vrac (laine de roche, laine de verre) et d’un liant. Il suffit ensuite de recouvrir cet isolant soufflé d’un faux plafond, puis éventuellement de le repeindre. Très efficace, cette technique présente l’inconvénient de faire perdre de l’espace : elle est donc plus adaptée à un vide sanitaire qu’à une cave ou un garage.
Isoler un plancher en sous-face peut prendre plusieurs aspects. Dans le cas d’une dalle béton, de hourdis, ou encore de voûtains présentant un rayon suffisamment important, vous pouvez retenir pratiquement tous les types d’isolants : des panneaux rigides aux isolants fibreux en rouleaux, en passant par des mousses projetées.
Comment isoler un plancher en sous-face ?
Comment isoler un sol déjà existant sous chape ?
Lorsque la maison est construite sur un terre-plein, sans sous-sol ni vide sanitaire accessible, l’isolation des sols doit forcément se faire en surface, au-dessus de la dalle. On parle alors d’isolation sous chape, puisque la couche d’isolant sera alors déposée entre le plancher (généralement en béton) et une fine couche de mortier appelée chape flottante. Il suffit ensuite de poser le revêtement décoratif (parquet, carrelage, béton ciré) de son choix, et le tour est joué !
En termes d’isolant, cette technique permet aussi bien d’utiliser un isolant en vrac (laine de roche ou de verre, isolant biosourcé) que sous forme de panneau (laine minérale ou polystyrène).
Vous vous en doutez, cette technique est un peu plus difficile à mettre en œuvre puisqu’elle nécessite de vider entièrement les pièces du rez-de-chaussée. Elle peut également faire perdre de la hauteur sous plafond dans les pièces de vie.
Dans le cadre d’une construction, vous avez donc la possibilité d’isoler votre plancher bas sous face ou sous chape, que vous décidiez de construire votre maison sur terre-plein ou non. Il est alors conseillé de cumuler les deux solutions afin d’atteindre une forte résistance thermique et ainsi une meilleure isolation des sols de votre maison.
Quelle épaisseur pour bien isoler un sol froid ?
En toute logique, plus la couche d’isolant est épaisse, mieux la pièce est isolée. De manière générale, on considère donc que l’épaisseur d’isolant nécessaire pour une bonne isolation des sols se situe entre 90 et 120 mm. Mais si cette règle est souvent vraie, il ne faut pas oublier pour autant que tous les isolants n’offrent pas la même performance.
La performance d’un isolant est déterminée par sa résistance thermique R, indiquée en m² K/W. Elle est définie par la conductivité thermique lambda (λ) de l’isolant et son épaisseur. D’un isolant à l’autre, il faudra donc employer une couche de matériau plus ou moins épaisse pour obtenir le même degré d’isolation. Les isolants les plus performants sont ceux qui vous feront perdre le moins de hauteur sous plafond dans votre pièce à vivre ou votre sous-sol, mais ils vous coûteront généralement plus cher. Vous devez donc choisir votre isolant en fonction de la place dont vous disposez, qui dépend beaucoup de la technique employée (sous face ou sous chape).
Pour les sols, on considère que la résistance thermique la plus adaptée se situe autour de 4 m² K/W. Elle doit être supérieure ou égale à ce chiffre en construction neuve et s’en rapprocher un maximum en rénovation.De manière générale, vous avez le choix entre 3 grands types d’isolants : les isolants minéraux, synthétiques ou biosourcés.
En procédant à une isolation sous face, vous ne perdez pas de hauteur sous plafond dans vos pièces de vie : vous n’avez donc aucune contrainte d’épaisseur à respecter. Cette technique d’isolation vous laisse donc le choix de n’importe quel isolant, épais ou non. Attention tout de même à ne pas perdre trop de place dans votre garage (« Oups, on ne peut plus rentrer la voiture…).
Pour une isolation des sols sous chape, vous devez opter pour un isolant le plus fin possible pour ne pas perdre trop de hauteur sous plafond au rez-de-chaussée. Sinon, vous risquez de rencontrer des problèmes au niveau de vos portes !Si vous avez toujours le choix entre les 3 grands types de matériaux, il est recommandé d’opter pour des isolants plus performants, qui offrent une résistance thermique élevée malgré une faible épaisseur : généralement, sous forme de panneaux isolants (polystyrène, laine de roche, polyuréthane) plutôt qu’en vrac.
Vu la position de l’isolant, il faut également s’assurer de la résistance à la compression de votre isolant, exprimée en kilopascals (kPa). Votre isolant doit pouvoir supporter un écrasement important pour être compatible avec une installation sous chape !
Quelles sont les aides financières pour l’isolation des sols ?
Garante d’un logement plus respectueux de l’environnement, l’isolation des sols peut représenter un investissement important pour les ménages. Afin d’encourager ces travaux de rénovation énergétique, l’État a donc mis en place différentes aides financières adressées aux ménages les plus modestes.
Il faut cependant noter que les travaux d’isolation des planchers bas ne sont pas éligibles à MaPrimeRénov’, la principale aide de l’État en faveur de la rénovation énergétique. Heureusement, d’autres dispositifs comme les aides de l’Anah ou des fournisseurs d’énergie (CEE) permettent de bénéficier d’une prise en charge partielle du montant des travaux. Il est également possible de financer ces travaux grâce à un Éco-Prêt à Taux Zéro et de bénéficier d’une TVA réduite à 5,5 %.
Quel que soit le dispositif choisi, les travaux d’isolation des planchers doivent être réalisés par un artisan Reconnu Garant de l’Environnement (RGE) pour être pris en charge. Ils doivent également des critères de performance, avec une résistance thermique finale d’au moins 3 m2 K/W pour les planchers bas sur sous-sol ou vide sanitaire. Afin d’avoir une idée précise des aides auxquelles vous êtes éligible et leur montant, l’idéal est de réaliser une simulation sur la plateforme Simul’aides du site Faire.gouv.fr, le service public de la rénovation énergétique.
8 aides de l’Etat pour la rénovation énergétique
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Quelle réglementation pour l’isolation thermique des sols en construction neuve ou en rénovation ?
La réglementation thermique RT 2012 fixe les différentes règles à respecter dans le cadre de la construction ou la rénovation d’un logement. Elle fixe le niveau de performance énergétique et les différentes exigences que doivent respecter les logements concernés, que ce soit en termes de besoins bioclimatiques, de consommation énergétique ou de confort thermique.
La réglementation RT2012 impose aux constructions neuves et aux extensions une consommation énergétique primaire inférieure à 50 kWh/m²/an. Elle concerne les consommations de chauffage, de refroidissement, d’éclairage et de production d’eau chaude. Bien entendu, une bonne isolation des murs et des sols est indispensable pour atteindre le seuil imposé.
Afin de répondre à ces exigences, l’isolation des planchers bas doit nécessairement respecter certains critères de performance. La résistance thermique R de l’isolant doit ainsi être supérieure ou égale à 2,4 m² K/W sur terre-plein et 3,4 m² K/W sur vide sanitaire ou sous-sol non chauffé. Pour rappel, un seuil de 3 m² K/W est indispensable pour pouvoir prétendre aux différentes aides financières pour la rénovation énergétique !
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